16/10/2011

La seule solution pour préserver le français selon le NMQ

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Le Journal de Montréal

Par Sarah Bélisle le 11/10/2011

MONTRÉAL - L’unique façon de préserver durablement la langue française est de réaliser l’indépendance du Québec, assure le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ).

Dans un document de réflexion sur la langue présenté mardi, le NMQ dépeint la situation du français comme étant critique et accusant un recul dans la province.

«On voit se profiler à l’horizon un Québec où la langue française est menacée, soutient le coordonnateur de la rédaction du texte, Daniel Raunet. Il est évident qu’une langue n’est pas éternelle.»

«Ce sont 85 % des allophones qui deviennent anglophones quand ils changent de langue. Ça n’a pas changé depuis 40 ans. Loi 101 ou pas de loi 101», s’inquiète M. Raunet.

Le problème vient du fait que «c’est la nation voisine [le Canada] qui décide de la place du français au Québec», d’après Jocelyn Desjardins.

Le fondateur et porte-parole de ce mouvement citoyen argue qu’«avec un pays, les débats incessants sur la langue seraient résolus. C’est tout naturellement que les immigrants et les anglophones adopteront le français».

«Il faut qu’on sache spontanément qu’au Québec, c’est en français que ça se passe», continue-t-il.

Par ailleurs, le NMQ émet plusieurs suggestions pour protéger le français au Québec, y compris l’indépendance.

Parmi celles-ci, le mouvement conseille d’étendre la loi 101 à la majorité des travailleurs, d’abolir les écoles passerelles, ainsi que d’offrir des cours de français aux allophones. Aussi, les auteurs du document prônent l’imposition d’un examen de français aux aspirants immigrants.

«Mais ce n’est pas suffisant, la langue française ne sera sûre que s’il y a un état nation derrière elle», croit M. Raunet.

Le NMQ a été créé en août dernier. Il tient depuis des assemblées citoyennes un peu partout dans la province. L’objectif du mouvement est de remettre l’indépendance sur la table.

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